Il est une phrase que j’ai lu, il y a longtemps dans un ouvrage pour la jeunesse, qui m’est restée comme un repère important favorisant au fil des ans mon attachement à l’instant et aux rencontres que provoquent le temps et ce que d’autres appelleront le hasard. Cette phrase dit : « Nous méritons toutes nos rencontres, il nous appartient juste d’en découvrir le sens… ». Certainement que cette phrase existe ailleurs avec quelques modifications, mais si le fond est le même le plus important est fait.
Aussi, en cette période printannière qui annonce doucement l'été mérité, je souhaite vous livrer la petite histoire d’une de ces rencontres, que l’on fait au détour des chemins que le temps nous offre à parcourir et qui méritent que l‘on prenne le temps et la peine d‘en parler.
Il est vrai que la période « dite » des vacances est plus propice à ces rencontres, comme si la vie prenait soudainement une autre configuration et que nous nous trouvions subitement capables de nous ouvrir aux forces de l’inconnu, de prendre ce temps, si cher et si rare, qui constitue « pourtant » notre vie. Que nous soyons alors, dans ce temps, prêt à accepter les risques des transformations que l’inconnu ne manque pas de provoquer. (Les vacances, un autre espace temps, une 4ème dimension temporelle, la réalité du temps de l‘homme ????)
Il serait bon de nous interroger, individuellement, sur notre état d’authenticité dans ces temps majoritaires sur le reste de l’année qui constituent le quotidien de notre vie, ces temps « dits » de travail… Y sommes-nous vraiment nous-mêmes ? (Voilà un sujet qu’il serait intéressant de traiter. Un jour, peut-être !)
Ainsi, en ce jour d'été, mes pas me portent vers
Sous la forme d’ardoises écrites en blanc, placées à intervalles irréguliers, mais stratégiques, il attire notre attention sur le parcours nous faisant nous arrêter sur des détails de la vie que nos yeux n‘auraient pas vu.
Puis, il nous prend à partie, devinant nos questions, il nous donne les réponses, oui, il gagne correctement sa vie, oui le travail est dur mais en contact avec la nature et c’est pour cela qu’il l’aime.
Son marais en état, commencera alors
le long parcours de l’eau jusqu’aux œillets, bassins finaux où se cristallisera le sel. Plusieurs mois d’un parcours surveillé, où l’on ouvre de petites vannes, où l’on en ferme d’autres, et pendant ce temps la densité de sel au litre d’eau augmente jusqu’à atteindre les 300grs par litre, alors le miracle de la cristallisation s’opère et sur la surface de l’eau, la fleur de sel naît, du soleil et du vent,durant les mois de juillet et août!
Au paludier de la cueillir avec délicatesse et tendresse comme l’on cueille les roses de son jardin.
Au fil des pas s'exprime la fierté de l’homme
Amis amoureux de la nature, n'hésitez pas si vous passez par Saint-Armel, faites le détour, et qui sait au détour du chemin peut être rencontrerez vous notre ami paludier.
Jean-Fred
Derniers Commentaires